tombeau de Marie Joly

DATE :1798

INSCRIPTIONS :

sur la porte,

à l’avant :

La cendre de Joly repose en cette enceinte

 à l’arrière :

Ce tombeau triste et solitaire  est un monument amical 

à ce titre seul il doit plaire  au voyageur sentimental

sur la stèle à gauche :

Âmes indifférentes  et froides fuyez  loin de ce séjour  l’air qu’on y respire  est l’élément des  cœurs sensibles

Sur le tombeau,

face principaleA JOLY 

à l’arrière :

Ici repose 

Marie Elisabeth Joly femme Dulomboy ,

la meilleure des mère 

la plus douce et la plus sensible des femmes 

la plus tendre des épouses 

Elle décéda à Paris le 16 floréal an 6 (5 mai 1798) âgée de 37 ans , hommes respectez sa cendre

Joly dans son époux eut un fidèle amant

Mais elle avait le charme d’une amante

Elle en avait le folâtre enjouement

Elle en avoir la gaieté caressante. Ces soins si délicats, cette humeur prévenante 

Ce vif et tendre empressement  et la douceur qui nous enchante 

Elle eut de la candeur le langage et l’accent 

et fut simple en ses goûts ainsi qu’en sa parure 

Faite pour les Beaux-Arts l’amour et la nature 

Chacun de ses regards peignoir un sentiment 

On la reconnaissait à son maintien modeste  à ces traits si touchants de la tendre amitié 

A cet air le dirais-je, amoureux et céleste 

De décence et de volupté sur la stèle dite à la mélancolie :

A la mélancolie

Elle n’est plus cette femme adorable

Favorite des jeux, des grâces, des amours 

Joly n’est plus 

la Parque inexorable à tranché le fil de ses jours

Musées livrez vos cœurs à la mélancolie 

Sur ce tombeau venez verser des pleurs 

Sous ces tristes cyprès la cendre d’une amie 

Vous demande un soupir et des festons de fleurs

Venez gémir et pleurer d’âge en âge 

Dans l’asile sacré que forma la douleur 

Mères tendres, ce pur hommage 

Est le plus digne de son cœur

HISTORIQUE :

L’oeuvre est commandée par le mari de Marie-Elisabeth Joly, Roland Fouquet Dulamboy, au sculpteur Lesueur qui avait réalisé les reliefs du tombeau de Rousseau à Ermenonville. Sensible au romantisme d’Ermenonville, déposant même sur la tombe de Rousseau une couronne de bronze en 1788, Marie Joly avait fait part de son désir d’être inhumée à la Brèche au diable.

DESCRIPTION : Le tombeau est creusé à même le roc. Sur la face antérieure un grand relief représente Marie Joly défunte allongée sur son lit. Au fronton, surmontant le relief, figure la couronne civique. Sur la face antérieure du pilastre gauche Thalie, muse de la Comédie, sur la face antérieure du pilastre droit Melpomène, muse de la Tragédie. Sur la face latérale gauche, un amour offrant une colombe, sur la face latérale droite un amour en pleurs. La face postérieure recueille les épitaphes. Une stèle à la Mélancolie est érigée au pied du tombeau. H. 2 m.

SOURCE :

Fonds Debuisson Luis, Emmanuel, Basse-Normandie, service régional de l’Inventaire 2017, relevé sur le terrain par de l’équipe scientifique

SCULPTEUR:

Lesueur, Jacques-Philippe (Paris 1757 - Paris 1830)

 

source: http://46.105.101.196/index.php/Detail/objects/3196